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Atelier Do No Eko - Dessins de préparation pour nos projets de tatouage
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Atelier Do No Eko - Dessins de préparation pour nos projets de tatouage

Voici nos dessins de préparation pour nos projets de tatouage en style Do No eko. " Je pratique depuis mon enfance le dessin japonais. Je me souviens non sans une certaine nostalgie des après-midi passées à reproduire les estampes du Suikoden, de Utagawa Kuniyoshi sensei. Les tatouages de ces anti-héros me fascinaient et je soupçonnais une magie, un ésotérisme les liant à leur encre. Parmi les nombreux maîtres auquels je dois toutes ces heures de dessin et de bonheur deux sont restés près de moi. Deux mentors exigeants qui me font me sentir comme un apprenti maladroit bien que volontaire. Une volonté inaltérable. Il s'agit de Hokusai sensei et de Kawanabe Kyosai sensei. Leurs leçons m'ont amené à comprendre la matière comme un prétexte à représenter l'invisible. Un habillage de l'indicible. Il s'agit de ressentir les ficelles transparentes que tire la Nature pour nous animer. L'écho que la Nature produit en nous, êtres vivants. Le reste n'est que bavardage et changement d'humeur graphique. J'essaie donc de progresser dans cette voie pour mes dessins, peintures et tatouages et de transmettre cela à mon apprentie Shakki. " Le « Do no eko » est un style de dessin qui se concentre sur l’altération de la matière même. Trait, ombrage, texture, couleur,… sont ainsi oxydés et amalgamés par cette altération au papier. Le papier est la matière première absolue qui invoque le sujet, l’objet du dessin. Il le fait apparaître. Le papier n’est donc pas un simple support de projection que l’on recouvre et, devenant simple prétexte au dessin, que l’on annihile. Au contraire, il participe visuellement, graphiquement, sémantiquement au dessin. En cela le Do no eko respecte la notion de wabi. Cette altération renvoie par ailleurs à la notion complémentaire du wabi, à savoir, le sabi. Il ne s’agit pas d’un « vieillissement maquillage » mais d’une opportunité offerte à des réactions libres, car aléatoires et chaotiques, de participer esthétiquement à la composition du dessin. Le temps du sabi/dessin n’est pas le temps du sabi que l’on trouve dans d’autres disciplines artisanales. Il est accéléré. Du fait que ces réactions, que cette oxydation, oeuvrent à la construction graphique du dessin, à son devenir et à son accomplissement, font du « Do no eko » un style indissociable au sabi. Nous tatouons avec des Tebori en cuivre qui amplifiant le son de nos aiguilles nous guident dans les différentes profondeurs de peau. Le cuivre est un métal qui m’a toujours semblé très vivant par ses altérations et changements de teintes, rose saumon, rouge, bruns, vert patine,… En cela notre style de dessin réagit comme le cuivre. Le « Do no Eko » relie ainsi notre façon de tatouer à notre façon de dessiner. Si vous êtes intéressé par certains de nos dessins n'hésitez pas à nous contacter.
Atelier Do No Eko - Tatouage d'une araignée Yokaï, Jorōgumo 絡新婦 - Technique Oshiroibori
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Atelier Do No Eko - Tatouage d'une araignée Yokaï, Jorōgumo 絡新婦 - Technique Oshiroibori

Tebori . Irezumi . Bunshin http://www.donoeko.com Atelier de tatouage traditionnel japonais. do.no.eko.irezumi@gmail.com On suppose aujourd'hui que le "Kakushibori", "Oshiroibori" ou "Irozumi" soit "tatouage caché" ou "tatouage négatif", était exécuté à l'aide d' une encre dite "encre rouge", composée de poudre de riz, d' oxyde de zinc ou de poudre de "blanc de plomb". Le tatouage réalisé avec cette encre aurait la particularité d' être blanc voir même invisible en temps normal. Il n' apparaîtrait alors sur la peau - avec une teinte rouge - que lorsque la température du corps venait à monter, ou dans le cadre de certains états d' excitation sollicitant ainsi une irrigation du sang plus abondante ( lors d'exercices physiques, combats, bains chauds, relations sexuelles, consommation d 'alcool, drogues, états de choc,...).Selon France Borel, dans son ouvrage "Le vêtement incarné", la poudre de "blanc de plomb" qui servait à sa confection était particulièrement nocive ( on la retrouverait dans le maquillage blanc des Geikos et Maikos - Geishas - ), et c'est peut-être pourquoi il aurait disparu. Ce procédé fut si rarement employé que certains, comme le tatoueur Horibun Ier, le considèrent comme apocryphe, et l'on ignore toujours s'il s'agit d'un fantasme ou d'une réalité.” Nous avons trouvé un procédé qui s'en rapproche fortement comme illustré sur cette video.
Kakushibori Kitsune
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Kakushibori Kitsune

Il y a quelques années notre atelier s’est fixé pour objectif d’extraire les tatouages de la période Edo du papier, des Musées, de l’Ukiyo-e,… afin de les porter sur la peau. Il s’agissait non pas de tatouer a la façon des maîtres contemporains du tatouage traditionnel japonais mais comme ceux de l’ancien temps, selon les codes d’une époque révolue. Réaliser des tatouages qui n’existent plus depuis plus de deux siècles. Nous sommes très fiers aujourd’hui d’être le premier et le seul atelier d’Irezumi a réaliser de telles pièces. Et de la même façon que l’on ne chauffe pas l’eau destinée à la cérémonie du thé avec un four à micro ondes il est a nos yeux impensable d’exécuter des tatouages respectueux des codes anciens avec une machine électrique ( dermographe ). C’est pour cela que nous réalisons nos pièces uniquement selon la technique traditionnelle ancienne ( tracés, ombrages, couleurs, points,…) dite Tebori ( baguettes sur lesquelles sont montées des aiguilles stériles ). Par ailleurs nous ne pratiquons que le tatouage traditionnel japonais et aucun autre type de tatouage. Condition obligatoire pour pouvoir prétendre au titre d’artisan tatoueur japonais ou horishi. Notre technique porte le nom de Donoeko Bori. Enfin, nous avons souhaité que notre Atelier d'Acquigny s'inspire de celui de Maître Oscar-Claude Monet situé à Giverny, à quelques 30 kilomètres du nôtre. En effet sa passion pour la culture japonaise a toujours fait écho en nous.