Jean Paul Gaultier, le Lelièvre et l'atelier Do No Eko.


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Photographies réalisées par Oyabun Tsunade aka Claire Astiz.

« Je suis si fier de porter ce tatouage. Je comprends aujourd’hui que je n’aurais jamais ressenti la même fierté s’il avait été réalisé avec une machine électrique. Je comprends l’importance de la technique ancienne. » Je ne vous cache pas que ces quelques mots choisis par mon client Tobi Kato san, m’ont quelque peu ému.

Le tatouage traditionnel japonais, pratiqué donc sans machine électrique, a eu le temps de murir. De cristalliser quelques canons de beauté, un rapport associatif strict entre ses symboles employés, une anatomie parfaitement définie de l’encre projetée sur le corps. Si l’Irezumi est un artisanat marginal et non pas un art académique, ce qui précède n’est pas pour autant moins vrai. Comparé à des mouvements artistiques récents et reconnus comme le street art, le surréalisme, l’impressionnisme, le fauvisme, le cubisme,…l’Irezumi possède et contrairement à ces mouvements cités, des siècles d’épanouissement derrière lui. Comme je le disais il a eu le temps de murir. On voit bien cependant des musées ouvrir leurs portes au tatouage, mais à mon sens, cela reste bien souvent maladroit, anecdotique et bâclé comme une présentation d’étudiant en année préparatoire d’art. On n’est en effet pas loin d’un certain voyeurisme, d’une extraordinaire étrangeté encouragée à l’exhibition. Un retour aux anciens cirques et à leurs fabuleuses monstruosités. Et lorsque l’artiste contemporain s’intéresse à ce domaine il n’échappe pas au piège du sensationnel, de la curiosité malsaine. Je pense notamment à Wim Delvoye.

L’Irezumi a su se developper et consigner, en imitant peut être l’esprit martial, un ensemble de règles strictes. Parmi celles-ci l’obligation de n’employer la machine électrique que pour le tracé des lignes et seulement pour le tracé des lignes ( le tracé à la main, sujibori, restant à mes yeux la marque absolue du traditionnel), étudier et maîtriser le large éventail d’archétypes religieux, mythologiques, culturels,…nippons, ne pas posséder un tattoo SHOP ( le tatoueur traditionnel japonais - horishi - n’est pas commerçant ni artiste mais artisan ) et ne communiquer avec la presse que lorsque cette dernière met sincèrement en valeur la dimension culturelle de l’Irezumi. Ce dernier point est important car il suffit d’un horishi friand de presse pour accentuer les traits de la malheureuse et inexacte équation IREZUMI=Yakuza=Mafia cravate cigarette=Motos lancées à toute vitesse dans les rues de Tokyo=Mitraillete Katana et shuriken =Geisha déceérébrées= Maîtres tatoueurs sorciers méditant sous une cascade. Si cela vous fait sourire faites un tour de presse française et vous constaterez que cette malheureuse équation s’applique souvent assez bien, mettant parfois en avant des tatoueurs soit disant spécialisés dans le tatouage japonais et qui n’ont jamais tenu un hari ( bâtonnet employé pour la réalisation d’un tatouage traditionnel japonais ) entre les mains. Le problème étant que l’Irezumi n’a jamais fait l’unanimité dans son pays natal, avec l’exemple d’une interdiction de sa pratique ( qui n’a été levée qu’en 1948 ) et un retour ces derniers mois vers une forme d’austérité qui pourrait inquiéter son avenir et son épanouissement. On est loin d’espérer voir un jour un maître horishi comme par exemple le grand Nakamura Toshikazu sensei devenir kokuhō soit trésor national.

L’ego du horishi ( tatoueur traditionnel japonais ) est au service de l’Irezumi et non pas de lui même ou de l’image d’artiste qu’il souhaitera se créer.

Si mes clients sont fiers de porter la trace de mes aiguilles et de celle de Shakki san, nous sommes à notre tour honorés et extrêmement reconnaissants d’avoir la chance de mettre nos aiguilles à leur disposition et modestement à la disposition de l’Irezumi.

Nous avons eu la chance de collaborer avec les Maisons Jean Paul Gaultier et Lelièvre qui ont su faire du papier peint peau neuve à travers une collection extraordinaire. Nous sommes fiers et très heureux d’avoir humblement participé à ce projet et d’associer ainsi l’Irezumi à des Maisons aussi prestigieuses.











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Tohibiki Tatouage japonais traditionnel à Paris

ATELIER DO NO EKO

DEMONS DE L'IREZUMI​​​​​​​​​

TECHNIQUE ANCIENNE

ECOLE EDO (1600-1868)

PARIS / NORMANDIE

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